Le Golfe de Guinée (JPG, 62.7 ko)
Les préoccupations de la communauté internationale en matière de sécurité énergétique ont rehaussé les enjeux dans le GG, renforçant ainsi son importance sur la scène internationale. Face à l’absence de frontières nationales clairement définies, les conflits et différends centrés sur les ressources naturelles dans le GG, avec leur cohorte de tensions inter-états et régionales, se sont intensifiés autour de la compétition pour le contrôle de ses ressources naturelles, notamment les champs pétrolifères, le bois et les minerais solides. La plupart des pays du GG au rang desquels le Nigeria, le Cameroun, le Gabon, la Guinée Equatoriale et Sao Tomé et Principe ont tous été impliqués dans de telles disputes.
Au niveau national, les normes régissant l’exploitation des ressources naturelles sont à la fois inadéquates et mal appliquées. Les communautés hôtes sont victimes de sérieuses violations de leurs moyens de subsistance, leurs droits humains, leur environnement et leurs vies sans aucune possibilité de solutions ou de réparation. Il s’en est suivi une dégradation massive de l’environnement naturel et une destruction irréversible des écosystèmes.
Par exemple, les communautés des pays du GG sont fréquemment témoins de fuites de pétrole et d’éruptions subites responsables de dégâts écologiques. Les terres agricoles en deviennent infertiles et non productives, avec pour conséquence une baisse permanente de production chez les agriculteurs. De la même manière, les communautés de pêcheurs sont incapables de subvenir à leurs besoins en raison de multiples déversements de produits pétroliers qui détruisent l’environnement marin et entraînent une pollution excessive. Tous ces facteurs soulignent à quel point les droits individuels et collectifs sont violés dans les pays du GG. Ils portent en outre un grand coup à l’intégrité des institutions chargées de la protection du bien-être des populations et de la bonne gouvernance dans la région.